QU'EST-CE QUE LA PSYCHOLOGIE POSITIVE ?

Acquérir un art de vivre avec soi-même et avec les autres.


La psychologie positive n’est pas une « nouvelle » psychologie, ou une psychologie parallèle. Elle est une discipline, à part entière, de la psychologie ; fondée en 1998 par Martin E. P. Seligman, chercheur en psychologie, lors du congrès annuel de l’Association américaine de psychologie. La psychologie positive est une véritable science construite grâce à des recherches scientifiques rigoureuses suivant des protocoles expérimentaux bien définis. Elle ne doit donc pas être confondue avec la pensée positive, popularisée grâce à la méthode Coué ni avec le principe d’autosuggestion, qui n’a pas de véritable fondement scientifique.

Dans un texte de référence What (and why) is positive psychology publié en 2005, la psychologue américaine Shelly Gable et son confrère Jonathan Haidt, définissent la psychologie positive comme « l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des gens, des groupes et des institutions. » 

La psychologie positive : une science pour voir le monde en rose ?

Le terme même de « psychologie positive » éclaire la psychologie d’une étrange lumière : il existerait donc d’un côté un champ de recherche uniquement positif et de l’autre, un champ restreint au pathologique, sans que l’un et l’autre ne puissent communiquer ou s’entendre ? Cette distinction serait une erreur, selon le psychologue Jacques Lecomte qui indique dans son Introduction à la psychologie positive (Dunod) : « S’intéresser à la psychologie positive ne consiste pas à se percevoir ou à observer le monde qui nous entoure d’une manière idéalisée […] Il ne s’agit pas non plus de mettre de côté les connaissances acquises sur la souffrance psychique et sur les moyens d’y remédier. »

L’auteur souligne ainsi que la psychologie positive doit être véritablement considérée pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un complément aux recherches sur la psychologie clinique. « Le courant de la psychologie positive considère simplement qu’à côté des multiples problèmes de dysfonctionnements individuels et collectifs s’exprime et se développe toute une vie riche de sens et de potentialités. »

La psychologie positive : une psychologie de l’égoïsme ?

La psychologie positive est souvent vantée, notamment dans une optique de développement personnel, comme une science qui rendrait le bonheur accessible à chacun, voire caricaturée en tant que psychologie « de l’égoïsme », dont le seul et unique mantra serait : « si tu veux être heureux, tu peux être heureux ». Une critique soutenue par exemple dans l’ouvrage Happycratie d’Eva Illouz et Edgar Cabanas. La sociologue et le docteur en psychologie y pointent le danger des injonctions au bonheur de la psychologie positive : « Tout un chacun peut réinventer sa vie et atteindre le meilleur de lui-même en adoptant tout bonnement un regard plus positif sur soi et sur le monde environnant. » 

Une critique qui semble viser une psychologie positive dans sa version édulcorée, en tant que simple injonction à la pensée positive, passée à la moulinette du développement personnel. Si les travaux réalisés en psychologie positive s’intéressent aux conditions de notre bonheur, elle ne se limite pas à la simple sphère personnelle, elle se rapproche beaucoup plus d’une pensée altruiste que d’un simple individualisme.

Pourquoi notre bonheur personnel n’est pas suffisant ?

D’un autre côté, il pourrait être séduisant de se dire que si la psychologie positive peut nous rendre heureux à titre individuel, c’est déjà une bonne chose… Pourtant, même si nous mettions tous nos efforts dans cette quête du bonheur égoïste, il y a peu de chances que le résultat soit probant. Comme l’indique Martin Seligman : « Ce qui relie le mieux le bonheur et le bien-être, où que vous soyez sur la planète, c'est la gratitude. C’est pourquoi la psychologie positive vise à enseigner et mettre en pratique des compétences pour développer de bonnes relations sociales. » Sur le même plan, Jacques Lecomte indique : « La psychologie positive est à la fois un art de vivre avec soi-même mais aussi avec les autres. C’est dans cette optique qu’elle peut constituer un formidable moteur du changement social. »

Pour illustrer les ressorts profonds de la psychologie positive, Martin Seligman utilise l’acronyme PERMA en anglais :

P pour positive emotions : l’objectif est de valoriser et cultiver notre tendance aux émotions positives.

E pour engagement : nous sommes invités à être vraiment « engagés » dans le présent, dans notre vie mais aussi dans nos relations aux autres.

R pour relashionships : sans relations sociales, nous dépérissons. L’idée n’est pas d’utiliser l’autre pour nous fournir un minimum de sociabilité mais d’accepter les autres tels qu’ils sont afin de nous inspirer de leurs richesses.

M pour meaning in life : questionnons-nous sur le moteur de notre vie et son but. Que voulons-nous en faire ? Quelles sont nos priorités ? Qu’est-ce qui donne du sens à notre vie ?

A pour accomplishement : qu’aimerions-nous réaliser à travers notre existence ? Quels sont les grands accomplissements qui comptent vraiment pour nous ? Les défis que nous aimerions relever ?

Le coaching que j'effectue vise à mettre en oeuvre les 5 piliers du Model PERMA.

 

Nathalie Ghysdaal

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